Impulsions Femmes
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Les thématiques

Mâle-Femelle ou la manipulation des corps

  • Corps exposés, placardés, utilisés, malmenés, maltraités, dominés…
  • Corps sexualisés, achetés, hiérarchisés, consommés…
  • Corps formés, déformés, morcelés, façonnés, normés, stéréotypés, genrés, contrôlés, réformés….
  • Corps modelés, remodelés, musclés, affinés, lissés, épilés….
  • Corps naturels ou culturels
  • Corps réduits à l’état d’objet
  • Corps représentés comme outils d’apprentissage de la soumission ou de la domination
Et si le sexisme n’existait plus ?

Impulsions Femmes a soulevé la question autour de la thématique mâle-femelle ou la manipulation des corps lors de l’édition 2014 du Festival Impulsions

Féminisme et Humanisme - «Le féminisme pour réinventer l’humanisme»

L’égalité et la laïcité sont des conditions indispensables de la démocratie et du progrès social pour toutes et tous.

Si l’égalité entre les femmes et les hommes reste un combat largement partagé, les grandes proclamations et les nouvelles législations peinent à faire changer les mentalités et à inscrire leur changement dans la réalité. Il reste bien des résistances à la création des conditions de l'égalité parfaite entre les êtres humains.

Le féminisme est-il d'actualité, l'humanisme prend-il en compte dans sa réflexion, la dimension de l'oppression universelle des femmes ? Depuis des décennies, des siècles, les femmes subissent les inégalités liées à l’organisation sexuée de notre société renforcée par l’organisation sociale et politique.

Les femmes ont multiplié les luttes pour obtenir l’égalité citoyenne et l’égalité des droits, pour le droit à disposer de leur corps, conditions indispensables pour prendre leur place dans l’espace public. Les luttes féministes ont apporté des avancées remises en cause par le développement du précariat qui touche en premier lieu les femmes. Les femmes restent les premières victimes de ce système économique en crise et les revendications féministes sont plus que jamais d'actualité.
Le temps de repos pour les féministes n'est pas venu, le temps politique ne peut se passer de la vigilance et de la réflexion féministe.

L’égalité et la laïcité sont des conditions indispensables de la démocratie et du progrès social pour toutes et tous. Chaque fois que nous nous revendiquons d'une quelconque posture humaniste, nous devons d'abord vérifier que cet humanisme intègre bien tous les tenants et aboutissants du combat féministe.

La situation de tumulte et de fracas, révélant un système à bout de souffle impose un changement profond de la société s'appuyant sur le combat contre le patriarcat. Penser les droits humains, c'est d'abord intégrer le principe de stricte égalité de toutes et tous dans tous les domaines. Cela implique qu'il nous faut, autant que nous sommes, combattre toutes les situations d'oppression et de domination et de changer les systèmes organisés autour de ces dominations.

Le féminisme est plus que jamais d'actualité car il se fonde sur la réalité des injustices spécifiques et systématiques faites aux femmes en tant que femmes ; le féminisme sous-tend tout ce que tous les acteurs politiques, économiques et sociaux, à commencer par nous-mêmes, ici-même, doivent mettre en œuvre au plus vite et durablement pour supprimer ces injustices.

Le féminisme explique :
  • que les femmes souffrent de manière systématique d’une oppression sociale et politique en raison de leur sexe
  • que cette injustice s'ajoute à d’autres types d’injustices dont les femmes souffrent en raison de leur appartenance à d’autres groupes - minorité religieuse, nationalité opprimée, classe sociale exploitée...
  • que, par conséquent, l’intérêt commun de toutes les femmes consiste à supprimer l’injustice dont elles souffrent en raison de leur sexe.

Le féminisme traque les préjugés de l'infériorité des femmes.

Le féminisme est une façon de nommer un mouvement militant actif sans frontières ni exclusifs qui utilise – quand il est sincère – toutes les voies et les manières d’imposer l’égalité absolue entre les hommes et les femmes dans tous les domaines : éducation, culture, vie au quotidien, travail, politique et économie.
Le féminisme est donc un mouvement humaniste dans le sens qu’il milite et agit pour la stricte égalité de l’accès à tout humain aux mêmes droits à la liberté, au libre arbitre et à la liberté d’expression, à la tolérance, au respect, à la stricte égalité des droits – et des devoirs.

On ne peut dissocier humanisme et féminisme. Peut-on dire que toute pensée humaniste qui n’intégrerait pas d’entrée de jeu la stricte égalité des genres (des « sexes ») ne serait pas à proprement parler humaniste ? Le féminisme – aussi longtemps que la réalité l’impose – serait le préalable à toute considération humaniste acceptable, digne d’intérêt.
« L’égalité entre les femmes et les hommes est une question de droits humains et une condition de la justice sociale, elle est aussi un préalable indispensable et fondamental de l’égalité, du développement et de la paix. Un nouveau partenariat fondé sur l’égalité entre les femmes et les hommes est une condition d’un développement durable axé sur la population »

4ème conférence mondiale sur les femmes. 1995.


Combattre les stéréotypes sexistes au nom de l'humanisme. Les stéréotypes sexuels représentent et imposent un rapport déséquilibré entre les deux groupes de sexe et perpétuent des représentations du masculin et du féminin qui participent à la reproduction d’une société inégalitaire entre femmes et hommes.
Si les femmes sont bel et bien, en tant que catégorie sociale, victimes d’une discrimination systémique fondée sur le sexe, hommes et femmes se voient enfermés, positionnés, définis par les stéréotypes sexuels.
Les stéréotypes nous formatent très tôt. La Belle au Bois Dormant – la femme - dort et attend l'homme-héros qui la réveille et la soumet à ses seules volontés ; Barbe Bleue tue ses femmes parce qu'elles lui désobéissent.
L’usage récurrent et abusif des stéréotypes qui formatent et imprègnent la vie des femmes limite leurs capacités à résister aux pressions, alors qu’il fournit aux hommes des interprétations toutes faites pour justifier la place prédominante qu’ils occupent, pour maintenir leurs privilèges et restreindre l’univers des possibles pour les femmes.
Les stéréotypes sexuels et sexistes, expressément discriminatoires vis-à-vis du groupe des femmes et de leurs expériences, entrent en contradiction avec les principes égalitaires et humanitaires.
L’éradication des stéréotypes sexuels demande l’élaboration, la diffusion et l’adoption d’une perspective critique des rapports de sexe et des processus sociaux et culturels sexués et prédéterminés qui interviennent dans la construction des identités de sexe.
Questionner l’organisation du travail dans l’entreprise, l’organisation et le partage des tâches à l’intérieur des familles, nos modes de garde, réfléchir, analyser, confronter, inventer des nouveaux possibles en terme d’insertion sociale, économique et professionnelle des femmes : voilà l’ambition d’Impulsions Femmes.

Cette thématique a été débattue dans le cadre de l’édition 2013 du Festival Impulsions

Genre et égalité professionnelle, sociale et familiale « Résistances et combats »

Si l’égalité entre les femmes et les hommes reste un combat largement partagé, les grandes proclamations et  les nouvelles législations peinent à faire changer les mentalités ou à inscrire leur changement dans la réalité.

Les faits sont connus et têtus :
  • Les femmes continuent de gagner 27% de moins que les hommes
  • 82% des emplois à temps partiels sont occupés par des femmes
  • 60% des enfants de moins de trois ans  sont gardés par les femmes
  • Les femmes assurent 80% du noyau dur de la vie familiale (vaisselle, courses, ménage, lessive, soins matériels aux enfants)
  • 70% des chercheurs sont des hommes et pourtant les femmes ont de meilleurs résultats universitaires
  • 82% des député-es sont des hommes
Les femmes vont à l’école, elles représentent 60% des diplômés, elles ont des enfants quand elles le veulent !

Dans la loi, dans les têtes il semblerait que l’égalité soit acquise, dans les faits, dans la pratique quotidienne, l’égalité n’existe pas.

Bienvenue dans la vraie vie des femmes ! “Super maman, super woman, super bombasse”

Nous  nous construisons sur l’inégalité des représentations des femmes et des hommes et avec l’accablante persistance des assignations identitaires encore très présentes dans l’éducation, l’entreprise et  la famille.
  • Les hommes sont représentés dans le monde des acteurs ayant prise sur le monde, ils gèrent le monde.
  • Les femmes sont représentées dans la sphère des émotions et dans un rapport au foyer, elles gèrent les agendas.
Aujourd’hui 82% des femmes travaillent.
Même si elles travaillent, elles doivent s’occuper du bien être psychique de l’enfant et de l’organisation de la sphère familiale dont elles ont à 70% la charge.
La plupart du temps elles ne sont pas décisionnaires dans l’entreprise.

Les femmes sont bombardées par des injonctions normatives permanentes :
  • Injonctions corporelles : les filles ont un corps et ne peuvent y échapper, et ce corps est socialement déterminé.
  • Injonctions sociales où l’enfant est centré sur la mère et vis versa
  • Injonctions normatives de culpabilité : «  travaille et débrouille toi »
Les stéréotypes sexuels représentent et imposent un rapport déséquilibré entre les deux groupes de sexe et perpétuent des « idéaux » de sexe et une représentation dichotomique des modèles qui participent à la reproduction d’une société inégalitaire entre femmes et hommes.
Les hommes comme les femmes se voient enfermés, positionnés, définis par les stéréotypes sexuels.
Toutefois il importe de reconnaître qu’au-delà des problèmes d’images et de conformité rencontrés par l’un et l’autre sexe, ce sont les femmes qui, en tant que catégorie sociale, sont victimes d’une discrimination systémique fondée sur le sexe.
Dans les faits, l’usage récurrent et abusif des stéréotypes qui formatent et imprègnent leur vie, limite leurs capacités à résister aux pressions, alors qu’il fournit aux hommes des interprétations toutes faites pour justifier la place prédominante qu’ils occupent, maintenir les privilèges et restreindre en retour, directement ou indirectement, l’univers des possibles pour les femmes.

Les stéréotypes sexuels et sexistes, expressément discriminatoires vis-à-vis du groupe des femmes et de leurs expériences, entrent en contradiction avec les principes égalitaires de notre société.
L’éradication des stéréotypes sexuels demande l’élaboration,  la diffusion et l’adoption d’une perspective critique des rapports de sexe et des processus sociaux et culturels sexués  et prédéterminés qui interviennent dans la construction des identités de sexe.

L’ambition du triptyque 2012 d’Impulsions Femmes est de créer des lieux et des moments de réflexion autour de thèmes suivants :
  • l’organisation sociale du travail a-t-elle un influence sur l’organisation sociale de la sphère privée? si oui, quelles  formes d’organisation sociale du travail favoriserait l’évolution des rapports sociaux de sexe. Quelle place l’économie sociale et solidaire peut-elle prendre dans ce débat ?
  • L’école, le matériel pédagogique, les albums de littérature enfantine, les jouets  participent-t-ils à l’élaboration du genre ?
Questionner l’organisation du travail dans l’entreprise, l’organisation et le partage des tâches à l’intérieur des familles, nos modes de garde, réfléchir,  analyser, confronter, inventer des nouveaux possibles en terme d’insertion sociale, économique et professionnelle des femmes : voilà l’ambition du triptyque d’Impulsions Femmes.

Une approche thématique qui a été discutée lors de l’édition 2012 du Festival Impulsions

Monstres et Merveilles

En réfléchissant aux normes du masculin et du féminin en se penchant sur les sexualités plurielles, sur la multiplication des identités, des réalités.
 Nous souhaitons ouvrir d'autres possibles à chacune et chacun de nous.

Les Monstres, ces êtres dont la conformité s'écarte des normes culturelles de son sexe ou de son genre, ces êtres fantastiques des légendes..
Les Merveilles, ces êtres qui se distinguent et provoquent l'admiration et l'étonnement.

Alors allons y, prodiges, Merveilles, Monstres: voilà le menu que propose Impulsions Femmes en 2011.
 Tronsformons nous, toutes et tous, en Gargantua.

Osons la métamorphose, comme Orlando et le temps d'un festival, passons de la rigueur des pantalons à la séduction des jupons et vis versa.

Appareillons, la tempête peut se lever, nous sommes prêt-e-s. Nombreuses et nombreux nous serons « à tirer des bords » et ensemble nous arriverons à bon port.

Thématique abordée lors de la 4ème édition du Festival Impulsions 2011

Le Trouble

"Si je devais être l'avocat de ce mot, je soulignerais d'abord la non-violence de son essence, qui prélude peut-être à de grands bouleversements, mais ceci ne le regarde pas.

Le trouble ne fait que questionner. Ce n'est pas un pavé dans la mare, ce sont des ronds dans l'eau! Il peut être amusant et profond comme un jeu d'enfant (on aurait dit que je serais..) Il est l'indéfinissable couleur des particules en suspension, il n'est pas tout à fait propre.

Il anarchise discrètement l'ordre établi. Tout ce qui est limpide est sa victime (...) Il déterre l'enfoui et le secret, il enseveli le sûr et le certain. Il est comme la "chanson bien douce" de Verlaine, "un frisson d'eau sur de la mousse". Voila, le trouble est un frisson, un excitant baiser sur la nuque de la métaphysique"

Juliette, chanteuse et marraine du festival dans sa 3ème édition, à propos du mot "trouble".


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