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L'égalité professionnelle femmes-hommes

Sondage IFOP pour  le défenseur des droits et l’organisation internationale du travail, en janvier 2014
Le fait d’être une femme est un facteur discriminant pour 29% des personnes interrogées travaillant dans la fonction publique. Ce chiffre est en augmentation pour les personnes interrogées travaillant dans le privé où ils/elles sont 31% à le penser.

Le fait d’avoir des enfants contribuait à ralentir, voire stopper la carrière d’une femme :
-    Pour 35% des agent-e-s publiques
-    Pour 36% des salarié-e-s du privé
41% des femmes victimes dans le public, le sont en raison du genre, 28% en raison de leur grossesse ou maternité.
53% des femmes victimes de discriminations dans le privé, le sont en raison du genre, 36% en raison de leur grossesse ou maternité.

Globalement, il ressort du témoignage des actifs, femmes et hommes, secteurs public et privé confondus, un constat manifeste des discriminations que subissent les femmes au travail.

Les relations humaines au travailPlus d’un tiers des personnes interrogées relèvent  des blagues à connotation sexuelle :
Dans le détail 39% des agent-e-s du public relèvent des blagues à connotation sexuelle, alors qu’ils/elles ne sont que 35% dans le privé à le relever.
Quant à la sanction de l’auteur d’une discrimination ou d’un harcèlement sexuel, 90% des sondés n’en n’ont jamais été témoins sur leur lieu de travail.

D’abord, les salariés du secteur privé sont plus nombreux que les agents de la fonction publique à déclarer avoir été témoin du cas d’une femme qui ne retrouve pas son emploi ou un emploi similaire à son retour de congé maternité (23% des agents de la fonction publique, 33% des salariés du secteur privé), même s’ils sont aussi nombreux à avoir vu une femme enceinte être écartée d’un avantage en raison de sa grossesse (respectivement 19% et 22%).

Ensuite, les salariés du privé sont moins enclins à estimer leur lieu de travail comme un environnement mixte, notamment au niveau de leur hiérarchie (43% d’entre eux, -13 points par rapport aux agents de la fonction publique).
Comparatif entre les hommes et les femmes sur les discriminations sexistes dans le lieu de travailLes femmes font nettement plus état de discriminations associées à la grossesse ou à la vie familiale que les hommes :
  • 41% des femmes agents de la fonction publique et 44% des femmes salariées du privé ont témoigné du cas d’une femme dont la carrière professionnelle a été ralentie ou stoppée parce qu’elle a des enfants.
  • 24% des hommes dans la fonction publique et 30% des hommes dans le privé font d’état d’une femme dont la carrière professionnelle a été ralentie en raison de leur grossesse ou maternité.
  • 28% des femmes agents de la fonction publique et 41% des femmes salariées du privé évoquent le cas d’une femme qui ne retrouve pas son emploi ou un emploi similaire à son retour de maternité.
Ils ne sont que 16% des hommes dans la fonction publique à faire le même constat que leurs homologues femmes. Et 25% des hommes dans le privé à faire le même constat que leurs collègues femmes.
Si les femmes tendent davantage à identifier les discriminations liées au genre qu’elles observent, il ne faudrait pas en conclure que les hommes sont peu sensibles aux discriminations dont sont victimes les femmes.
Les hommes de la fonction publique ont davantage relevé les sanctions dont les auteurs de ces discriminations ont fait l’objet que leurs homologues féminines. En effet, ils sont plus nombreux que les femmes à témoigner de la sanction d’un collègue, bien que ce type de situation demeure largement minoritaire : 23% des agents hommes ont assisté au rappel à l’ordre de l’auteur d’une blague ou de propos sexistes par son supérieur (contre 14% des femmes).

Une vision stéréotypée de la situation des femmes et des hommes au travail, notamment dans le secteur privé, et partagée par les deux sexes.
Les salarié-e-s du secteur privé ont une vision légèrement plus stéréotypée des emplois féminins et masculins que les agents de la fonction publique.
D’une part, les salariés du privé sont plus nombreux que les agents de la fonction publique à estimer qu’il existe des métiers genrés, c’est-à-dire qui s’adresseraient « naturellement » plus aux hommes qu’aux femmes et inversement. Notons que parmi ceux-ci, les 18-24 ans sont 86% (+12 points par rapport à l’ensemble) à estimer qu’il existe des métiers qui s’adressent naturellement plus aux hommes et 82% (+10 points) à estimer qu’il existe des métiers qui s’adressent naturellement plus aux femmes.

Cette opinion est partagée par les trois quarts des salariés du privé contre « seulement » les deux tiers des agents. Ces opinions ne sont d’ailleurs pas corrélées au sexe de l’interviewé : femmes et hommes sont aussi nombreux à concevoir qu’il existe des métiers s’adressant plus aux hommes tout comme il existerait des métiers s’adressant plus aux femmes.

Cette vision genrée des métiers se retrouve aussi dans le constat qui est fait par les actifs des qualités des femmes et des hommes qui exercent des fonctions de direction, fonction traditionnellement masculine.
S’agissant des qualités des femmes dirigeantes, selon les actifs interrogés, celles-ci font principalement preuve de capacités de dialogue et d’expertise. Ainsi, la « capacité à dénouer les conflits par le dialogue » serait la première qualité des femmes exerçant des fonctions de direction. Ce sont les agents publics pour lesquels le relationnel semble importer le plus, puisqu’ils sont plus nombreux à penser que la capacité à dénouer les conflits par le dialogue est une des qualités principales des femmes aux postes de direction.
51% des agents le pensent contre 44% des salariés dans le privé.
Les salariés du secteur privé, quant à eux, font davantage prévaloir l’ambition (32%, contre 26% des agents du public).
Une différence notable entre le public et le privé due à une vision différente de leurs missions.
Les mesures favorisant l’égalité entre les femmes et les hommes largement plébiscitées par les actifs.
74% des agents de la fonction publique et 73% des salariés du secteur privé estiment nécessaire les mesures favorisant les femmes dans leur carrière afin de rétablir l’égalité professionnelle.
Une large majorité des actifs les considèrent efficaces pour parvenir à un tel objectif (respectivement 60% et 61%).
L’ensemble des actifs attribuent également à ces initiatives des conséquences positives pour les travailleurs en ce qu’elles permettent un meilleur équilibre vie privée/vie professionnelle (62% des agents de la fonction publique, 66% des salariés du secteur privé) et qu’elles sont source de mieux être pour tous les salariés/agents (respectivement 66% et 61%, et même 70% chez les agents évoluant dans un environnement mixte de travail). Sur ce point, le jugement des hommes et des femmes interrogés est rigoureusement similaire.

Les mesures qui seraient les plus efficaces pour favoriser l’égalité entre les femmes et les hommes sont :
  • Les mesures permettant de concilier la vie familiale et professionnelle. Elles sont largement plébiscitées, en particulier le développement de solutions de garde d’enfants accessibles à tous.
Pour 88% des agents de la fonction publique contre 85% des salariés du privé, dont 89% des femmes salariées.
Favoriser la formation continue des femmes pour leur permettre d’évoluer professionnellement, est également jugé efficace par plus de 8 actifs sur 10 (82% des agents de la fonction publique, 83% des salariés du secteur privé).

Trois quarts des actifs approuvent aussi l’efficacité d’une augmentation de la part des femmes sur les postes à responsabilité dans les entreprises et administrations pour favoriser l’égalité entre les femmes et les hommes au travail (75% des agents de la fonction publique, 77% des salariés du secteur privé). Dans les mêmes proportions, les actifs considèrent que les pouvoirs publics doivent sanctionner les employeurs qui ne respectent pas leurs obligations en matière d’égalité de rémunération entre les femmes et les hommes (77% des agents publics et des 72% des salariés).

  • Les mesures agissant plus sur le long terme sont un peu moins soutenues par les actifs, tout en étant considérées comme efficaces pour favoriser l’égalité femme/homme par les deux tiers d’entre eux comme le fait de favoriser l’orientation scolaire et professionnelle des hommes et des femmes vers des métiers où ils et elles sont sous-représentés, qui intervient en amont de la situation concrète de travail, recueille l’approbation de 63% des agents de la fonction publique et 64% des salariés du secteur privé.

  • Mener des campagnes contre le harcèlement sexuel au travail est efficace pour lutter contre les discriminations entre les sexes selon 67% des agents de la fonction publique et 73% des salariés du secteur privé.

Pour plus de détails veuillez trouver le dossier à télécharger ci-dessous.

Sondage auprès d’un échantillon de 1001 personnes dont 501 de salarié-e-s et 500 d’agent-e-s de la fonction publique.

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Jacques Pommier

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